Le pansement gras
Les différentes sortes de pansements
Les plaies sont différentes sont toutes différentes et ont donc
des besoins différents. C’’est la raison pour laquelle on ne fera pas toujours
le même type de pansements. Pansement sec, pansement humide, pansement gras,
pansement par pellicule ou pansement compressif, voici en quelques mots les
différentes sortes de pansements que vous pourrez trouver dans le secteur
médical.
Le pansement
sec tout d’abord est le plus courant.
Il se fait à l’’aide de compresses non imprégnées de produits et qui sont
maintenues par un sparadrap. Ces pansements recouvrent une plaie dite simple,
qui aura préalablement été nettoyée avec une compresse stérile imbibée d’un
produit antiseptique comme de l’’eau oxygénée par exemple.
Le pansement
humide ensuite peut être de deux sortes.
Il peut tout d’abord être alcoolisé et effectué à l’’aide de compresses
imbibées d’alcool. Dans ce cas là, les compresses sont ensuite recouvertes de
coton, le tout étant maintenu par un bandage. Mais le pansement humide peut
aussi être fait à base de pâte antiphlogistique, qui aide à la décongestion et
a une action antiseptique. La pâte antiphlogistique se place entre deux
compresses et le tout est aussi maintenu par un bandage.
Le pansement
gras ensuite est fait à l’’aide d’une
compresse et d’une substance grasse. On l’utilise par exemple en cas de brûlure
ou d’escarre pour favoriser la cicatrisation.
Le pansement
par pellicule ensuite est effectué par la pulvérisation d’une bombe aérosol
pour des plaies en cours de cicatrisation. La protection cutanée est donc un
film plastique ou acrylique et représente une protection invisible, stérile et
perméable à l’air.
Les interfaces et pansements gras
Les tulles gras de nouvelle génération sont
désignés par les termes d’interface ou de pansement gras. La trame de ces
tulles est à maillage très fin et imprégné de vaseline et d’hydrocolloïde pour
améliorer les capacités d’absorption. Il s’agit de tulles gras « non médicaux »
car ils ne contiennent ni antiseptique, ni antibiotique, ni « facteurs de
cicatrisation ».
Les pansements gras qui vont
contenir ces enrichissements sont à utiliser avec de très grandes précautions.
Les interfaces se distinguent des
simples pansements gras par leur faible adhérence.
On distingue donc les tulles gras
neutres des interfaces grasses et des interfaces siliconées. Les interfaces
peuvent rester en place plus longtemps sans coller ni arracher les bourgeons de
la plaie.
LES PANSEMENTS GRAS ET INTERFACES
KLINION :
Le pansement Mesitran Tulle
Le pansement stérile Klinitulle
Action des tulles gras et interfaces :
En phase de bourgeonnement et
d’épidermisation de la plaie, le pansement ou l’interface va avoir une action
pro-inflammatoire qui va favoriser la formation de bourgeons de granulation.
Utilisation du pansement
gras ou de l’interface :
Le pansement est appliqué
directement sur la plaie et recouvert d’un pansement secondaire absorbant
(puisque le tulle n’est pas lui-même véritablement absorbant).
Le pansement doit être changé
régulièrement, pour faciliter son retrait, préférez l’utilisation de vaseline
ou de sérum physiologique.
Les pansements secondaires
absorbants Klinion :
Le pansement Mesitran net
Le pansement hydrogel Mesitran Hydro
INDICATIONS / CONTRE-INDICATIONS :
Les pansements gras et interface
sont indiqués pour le soin des plaies post-opératoires suturées et la
protection des plaies superficielles en phase d’épidermisation /
bourgeonnement. On peut donc retrouver ces pansements pour la cicatrisation des
escarres, mais aussi pour l’ensemble des plaies faiblement exsudatives : plaies
superficielles ou en voie d’épidermisation, dermabrasion, brulures, plaies des
épidermolyses bulleuses…
Il faut en revanche éviter
l’utilisation de pansement gras ou d’interface lorsque le patient présente une
allergie, notamment au baume du pérou.
LES + DES PANSEMENTS GRAS ET
INTERFACES :
Ce sont des pansements primaires
polyvalents et peu coûteux..
Les – des pansements gras et interfaces :
Il faut bien choisir son pansement
en fonction de la taille des mailles du tulle : plus les mailles sont larges,
plus les bourgeons de la plaie peuvent passer au travers et générer douleurs et
hémorragie lors de la réfection ou du changement du pansement.



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